Retour aux fiches sur les cancers

Quatre cancers sur dix pourraient être évités : les facteurs de risque

Fiche 2 sur 4 : les principaux facteurs de risque, avec leurs ordres de grandeur. Ils réservent des surprises.

Ce que disent les chiffres

Les études françaises de santé publique ont mesuré la part des cancers attribuable à chaque facteur de risque évitable. Le résultat : environ 41 % des cancers de l’adulte (près de 142 000 cas chaque année) sont liés à des facteurs sur lesquels on peut agir. Voici les principaux, du plus lourd au plus léger.

Le tabac, très loin devant

Un cancer sur cinq est dû au tabac : environ 68 000 cas par an, trois fois plus que le facteur suivant. Le poumon d’abord, mais aussi la gorge, la bouche, la vessie, le pancréas et bien d’autres. Il n’existe pas de « petit tabagisme » sans risque : c’est la durée qui pèse le plus lourd.

Et il n’est jamais trop tard : arrêter est efficace à tout âge, le risque commence à baisser dès l’arrêt, et continue de baisser année après année. Substituts nicotiniques remboursés, accompagnement, consultations dédiées : parlez-en, c’est probablement le geste de prévention le plus puissant qui existe.

L’alcool, deuxième, et souvent sous-estimé

L’alcool est responsable d’environ 28 000 cancers par an : sein, bouche et gorge, foie, côlon… Le risque augmente dès les faibles consommations régulières, quel que soit le type d’alcool, vin compris. Le repère de Santé publique France, pas plus de dix verres par semaine, pas plus de deux par jour, et des jours sans alcool.

L’assiette, le poids et le mouvement

Les infections : des cancers qui s’évitent par un vaccin

Environ 4 % des cancers (14 000 par an) sont provoqués par des infections. Les deux principales se préviennent :

Le soleil et les autres expositions

Par où commencer ? Inutile de tout changer d’un coup. Dans l’ordre d’impact : le tabac, puis l’alcool, puis l’assiette et le mouvement. Un seul de ces changements, tenu dans la durée, pèse déjà réellement sur votre risque (et sur votre tension et votre glycémie au passage). Pour faire le point sur vos habitudes, l’Institut national du cancer propose un test en ligne, Mon test prévention cancers, avec des conseils personnalisés à la fin.

Ce qu’il faut retenir

Fiche suivante : se faire dépister (sein, colorectal, col, et poumon) →

Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources