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Les médicaments : les statines et les autres

Fiche 4 sur 4 : quand le mode de vie ne suffit pas, des médicaments efficaces existent. Ils protègent les artères tant qu’on les prend.

Quand un médicament est-il utile ?

Le but n’est pas d’avoir « un beau chiffre », mais de protéger les artères : on traite pour réduire le risque d’infarctus et d’AVC. Si une maladie explique l’excès (la thyroïde, les reins…), on la soigne d’abord ; si c’est un médicament, le médecin peut l’adapter. Ensuite, quand le changement de mode de vie ne suffit pas à atteindre votre objectif, surtout si votre risque est élevé, votre médecin vous propose un médicament.

Avant le premier accident : protéger les personnes à haut risque

Il y a deux situations. Après un infarctus, un AVC ou une artérite, une statine est recommandée : son bénéfice est indiscutable. Avant tout accident, on parle de prévention primaire : la statine est alors réservée aux personnes à haut risque, celles qui cumulent plusieurs facteurs, comme un diabète, une hypertension ou le tabac, ou qui ont une hypercholestérolémie familiale.

Chez ces personnes, le traitement aide à éviter un premier infarctus ou un premier AVC, alors qu’elles ne ressentent rien : c’est tout l’intérêt de le commencer avant. Votre médecin évalue votre risque global (âge, tension, tabac, diabète, reins, famille) et en discute avec vous. Si votre risque est élevé, ne repoussez pas ce traitement au motif que « tout va bien ».

Les statines, en premier

Les statines sont le traitement de référence du mauvais cholestérol : simvastatine, atorvastatine, rosuvastatine, pravastatine, fluvastatine. Si l’objectif n’est pas atteint malgré la bonne dose, on peut leur associer un autre médicament.

Les effets indésirables à connaître

Des douleurs souvent sans lien avec la statine. Dans une étude britannique publiée en 2021 (l’essai SAMSON), des patients qui avaient arrêté leur statine à cause de douleurs l’ont reprise un an, en alternant sans le savoir des mois avec la statine, des mois avec un comprimé sans médicament, et des mois sans rien. Les troubles étaient aussi forts avec le comprimé sans médicament qu’avec la statine : environ 9 sur 10 venaient du simple fait de prendre un comprimé et de s’attendre à des effets indésirables. C’est l’effet nocebo. À la fin, la moitié des participants avaient repris leur statine.

Signalez tout effet gênant à votre médecin : il vérifiera avec vous si la statine est vraiment en cause, et cherchera à l’atténuer, par exemple en ajustant le traitement.

Le pamplemousse et la simvastatine ne font pas bon ménage : le fruit comme le jus augmentent le risque d’atteinte des muscles. Plus généralement, ne prenez aucun médicament en automédication sans l’avis de votre pharmacien, et signalez votre traitement à tout professionnel de santé que vous consultez.

Un traitement qui se prend dans la durée

Un médicament contre le cholestérol protège tant qu’on le prend. Il se prend sans interruption, même quand on se sent bien, puisque l’excès de cholestérol ne se sent pas. Le suivi associe des consultations régulières, la surveillance de la tension, et des prises de sang : en général un bilan par an une fois le traitement bien réglé. Et le mode de vie (tabac, activité, assiette) reste la base, médicament ou pas.

Ce qu’il faut retenir

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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources