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Vivre avec un diabète de type 2 au quotidien

Fiche 3 sur 4 — la fiche pratique : l’assiette, l’activité, les traitements, les examens de suivi, et l’hypoglycémie.

Les deux piliers : le mode de vie et, si besoin, les médicaments

Le traitement du diabète de type 2 commence toujours par le mode de vie : l’alimentation et l’activité physique font baisser la glycémie aussi sûrement qu’un médicament. Quand cela ne suffit pas, des médicaments s’y ajoutent — en général des comprimés pour commencer, parfois des injections plus tard. Ils se complètent, ils ne se remplacent pas.

Deux choses à savoir : le diabète est reconnu comme affection de longue durée — les soins qui s’y rapportent sont pris en charge à 100 % —, et l’Assurance Maladie propose un accompagnement gratuit, sophia, avec des conseils et un suivi par des infirmiers. Parlez-en en consultation.

Un point essentiel : ne modifiez et n’arrêtez jamais un traitement de vous-même, même si vous vous sentez bien — justement parce que le diabète ne se sent pas. Les chiffres, eux, remontent en silence.

L’assiette : pas d’interdits, un équilibre

Bouger, c’est aussi un traitement

L’activité physique fait baisser la glycémie pendant l’effort et pendant les heures qui suivent. L’objectif reste trente minutes, cinq jours par semaine, à adapter à votre condition : marche rapide, vélo, natation, jardinage. L’important est la régularité, pas la performance. En cas de maladie du cœur ou de traitement qui peut donner des hypoglycémies, demandez conseil avant de reprendre un sport soutenu.

Le suivi qui protège : les rendez-vous à ne pas manquer

Ces rendez-vous existent parce que les complications du diabète se soignent d’autant mieux qu’on les repère tôt, avant tout symptôme. C’est l’objet de la fiche suivante.

L’hypoglycémie : la connaître si votre traitement peut en donner

Certains traitements — pas tous — peuvent faire descendre le sucre trop bas. Les signes : sueurs, tremblements, faim brutale, pâleur, cœur rapide, vue trouble, irritabilité ou confusion.

Que faire en cas d’hypoglycémie ?

Arrêtez ce que vous faites, asseyez-vous, et prenez l’équivalent de quinze grammes de sucre : trois morceaux de sucre, un verre de jus de fruits, ou un demi-verre de soda ordinaire. Reposez-vous quinze minutes ; si vous avez un lecteur de glycémie, recontrôlez — et resucrez-vous de nouveau si elle n’est pas remontée.

Si les hypoglycémies se répètent, parlez-en : le traitement s’ajuste. N’arrêtez pas vos médicaments de vous-même.

Vos pieds, chaque jour, si votre médecin vous a dit qu’ils sont à risque : un coup d’œil (dessus, dessous, entre les orteils), des chaussures confortables, jamais pieds nus dehors. Une petite plaie qui ne guérit pas n’attend pas la prochaine consultation : montrez-la vite.

Ce qu’il faut retenir

Fiche suivante : sans contrôle, ce qu’on risque →

Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler.

Sources