Éviter d’attraper, et de transmettre
Fiche 4 sur 4 : les gestes simples qui freinent les virus, et les vaccins de la saison pour les personnes qui en ont le plus besoin.
Les gestes qui marchent
- Se laver les mains souvent (eau et savon, ou gel hydroalcoolique) en rentrant, avant les repas, après s’être mouché. C’est le geste le plus efficace, notamment contre la gastro.
- Aérer les pièces dix minutes plusieurs fois par jour, même en hiver : les virus adorent l’air confiné.
- Tousser et éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs jetables : un mouchoir, un usage, la poubelle.
- Quand on est malade : porter un masque au contact des personnes fragiles, éviter d’embrasser les nourrissons et les grands-parents, et rester chez soi quand c’est possible (un ou deux jours de repos rendent aussi service aux collègues).
- Autour d’un nouveau-né : on ne visite pas enrhumé, on se lave les mains avant de le prendre, et on ne l’embrasse pas sur le visage.
La vaccination contre la grippe : chaque automne
La grippe n’est pas un gros rhume : chez les personnes fragiles, elle peut conduire à l’hôpital. Le vaccin est recommandé et pris en charge à 100 % pour :
- les personnes de 65 ans et plus ;
- les personnes ayant une maladie chronique (cœur, poumons, diabète, reins, cancer, immunité affaiblie…) ;
- les femmes enceintes, à n’importe quel moment de la grossesse ;
- les personnes en situation d’obésité importante ;
- l’entourage des nourrissons fragiles et des personnes immunodéprimées.
La campagne commence chaque année en automne. Médecin, pharmacien, infirmier ou sage-femme peuvent vacciner : c’est l’affaire de cinq minutes, à refaire chaque année car le virus change.
Le vaccin contre le Covid est proposé aux mêmes personnes, souvent lors du même rendez-vous : une injection dans chaque bras, et c’est réglé. Se faire vacciner, c’est se protéger soi-même, et protéger ceux qu’on ne veut pas contaminer.
Nourrissons : la bronchiolite se prévient désormais
C’est une vraie avancée récente : les bébés peuvent être protégés contre le VRS, le virus responsable de la plupart des bronchiolites. Deux possibilités : une injection d’anticorps au nouveau-né (proposée notamment à la maternité, protection d’au moins cinq mois, elle réduit d’environ 85 % les hospitalisations pour bronchiolite), ou un vaccin en fin de grossesse, dont les anticorps passent au fœtus et protègent le nouveau-né. Parlez-en pendant la grossesse ou à la maternité.
Chez le tout-petit toujours : le lavage de nez reste le réflexe de l’hiver, et les gestes d’hygiène de l’entourage sont sa première protection (un nourrisson n’attrape pas la bronchiolite tout seul, on la lui apporte).
En résumé pour votre foyer : les mains et l’aération pour tout le monde, le vaccin d’automne pour les plus fragiles, la protection VRS pour les bébés, et quand on est malade, on protège les autres. C’est toute la différence entre un hiver enrhumé et un hiver à l’hôpital.
Ce qu’il faut retenir
- Mains lavées, pièces aérées, coude devant la bouche, masque quand on est malade près des fragiles.
- Vaccin contre la grippe chaque automne (gratuit après 65 ans, en cas de maladie chronique et pendant la grossesse) souvent avec le vaccin Covid.
- Les nourrissons peuvent être protégés de la bronchiolite : anticorps à la naissance ou vaccin en fin de grossesse.
- Autour d’un nouveau-né : pas de visite enrhumée, pas de bisous sur le visage.
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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.