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IST sans traitement : ce qu’on risque, ce qu’on évite

Fiche 4 sur 4 — non pour faire peur, mais pour montrer ce que le dépistage et le traitement permettent d’éviter.

Pourquoi cette fiche

Une IST qu’on ne soigne pas ne reste pas forcément silencieuse toute la vie. Certaines abîment le corps lentement, sans douleur, pendant des années. La quasi-totalité de ce qui suit est évitable : c’est justement parce que ces complications existent que le dépistage vaut la peine.

Infertilité et douleurs : chlamydia et gonocoque

Non traitées, ces deux infections peuvent remonter vers l’utérus et les trompes et y provoquer une inflammation, la salpingite. Les trompes peuvent se boucher ou se cicatriser : c’est une cause importante de difficultés à avoir un enfant, de grossesses extra-utérines — une urgence — et de douleurs durables du bas-ventre.

Chez l’homme, elles peuvent infecter les testicules et leurs canaux, avec douleurs et, parfois, des conséquences sur la fertilité. Tout cela peut se construire sans aucun signe au départ : c’est la raison d’être du dépistage régulier chez les jeunes, chez qui la chlamydia circule le plus.

Des cancers évitables : papillomavirus et hépatite B

Certains papillomavirus, des années après l’infection, causent des cancers : le cancer du col de l’utérus d’abord, mais aussi des cancers de la gorge et de l’anus. En France, environ six mille quatre cents cancers par an leur sont liés, dont un quart chez des hommes.

Deux protections existent et se complètent : la vaccination des filles et des garçons — de 11 à 14 ans, rattrapage jusqu’à 26 ans — et, pour le col de l’utérus, le dépistage régulier par frottis, qui repère les lésions bien avant le stade du cancer. Si vos frottis ne sont pas à jour, parlez-en en consultation.

L’hépatite B, quand elle devient chronique, peut mener à la cirrhose et au cancer du foie. Là aussi, un vaccin protège, et un suivi existe pour les personnes porteuses du virus.

La syphilis : discrète au début, sérieuse à la fin

La petite plaie du début disparaît toute seule, puis l’infection évolue par étapes, entrecoupées de longues périodes sans aucun signe. Des années plus tard, elle peut atteindre le cœur, le cerveau, les nerfs, les yeux. C’est d’autant plus regrettable qu’à tous les stades précoces, la syphilis se guérit très bien avec des antibiotiques.

Le VIH : tout se joue sur le moment du diagnostic

Sans traitement, le VIH affaiblit lentement les défenses de l’organisme, jusqu’au stade du sida, où des infections graves surviennent. Avec un traitement, tout change : l’espérance de vie devient presque normale, et la personne ne transmet plus le virus.

Le vrai enjeu est donc le moment du dépistage. En France, en 2024, 43 % des découvertes de séropositivité étaient encore tardives : des années de traitement efficace perdues, simplement parce que le test n’avait pas été fait plus tôt.

Grossesse et nouveau-né

Certaines IST se transmettent à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement — le VIH, la syphilis, l’hépatite B notamment — et peuvent avoir des conséquences graves pour le bébé. C’est pourquoi des dépistages sont systématiquement proposés pendant la grossesse : les faire, c’est protéger l’enfant, car des traitements très efficaces existent.

Les signes qui doivent faire consulter rapidement

Ce qu’il faut retenir

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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler.

Sources