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Comprendre l’asthme

Fiche 1 sur 4 : des bronches inflammées en permanence, qui se rétrécissent par moments. Comprendre ce mécanisme, c’est déjà comprendre tout le traitement.

Des bronches à fleur de peau

Les bronches sont les tuyaux qui conduisent l’air dans les poumons. Dans l’asthme, leur paroi est enflammée en permanence, même les jours où tout va bien. Elle est rouge, gonflée, irritable, comme une peau à vif. Sur ce terrain, un rien peut tout déclencher. Le muscle qui entoure la bronche se contracte, la paroi gonfle encore, du mucus s’accumule. Le tuyau se rétrécit et l’air passe mal : c’est la gêne asthmatique, et au pire, la crise.

Retenez ceci : l’asthme n’est pas une suite de crises sorties de nulle part, c’est une inflammation de fond qui se manifeste par crises. C’est elle que le traitement vise d’abord (voir la fiche 2).

Les signes qui doivent y faire penser

Ce qui caractérise l’asthme, c’est sa variabilité. Les signes vont et viennent, changent d’un jour ou d’une saison à l’autre, et disparaissent souvent complètement entre deux épisodes. Une toux nocturne qui revient peut être le seul signe, chez l’enfant comme chez l’adulte.

Ce qui déclenche les symptômes

Les chiffres en France

L’asthme touche 6 à 7 % des adultes en France, et c’est la première maladie chronique de l’enfant : plus de 10 % des enfants d’une dizaine d’années ont déjà eu de l’asthme. Chaque année, il provoque encore environ 60 000 hospitalisations, dont les deux tiers chez des enfants, et environ 900 décès. C’est le chiffre à retenir. Avec les traitements actuels, la plupart de ces drames pourraient être évités, grâce à un traitement de fond bien suivi et à une crise prise au sérieux à temps.

Comment on pose le diagnostic

Le médecin s’appuie sur l’histoire de vos symptômes et sur la mesure du souffle. C’est la spirométrie (ou EFR, exploration fonctionnelle respiratoire), qui consiste à souffler fort dans un appareil. Elle montre si les bronches sont rétrécies, et surtout si ce rétrécissement s’améliore après un médicament qui ouvre les bronches (on dit qu’il est réversible) : c’est la signature de l’asthme. Un débitmètre de pointe (un petit tube dans lequel on souffle) peut compléter, à la maison. Un bilan allergologique est souvent utile.

Vous vous reconnaissez dans ces signes ? Toux nocturne qui traîne, sifflements, essoufflement qui va et vient : parlez-en en consultation. Souffler dans un appareil ne fait pas mal, et mettre un nom sur le problème change tout, car l’asthme se traite très bien.

Ce qu’il faut retenir

Fiche suivante : le traitement, éteindre l’inflammation →

Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources