Retour aux fiches sur l’asthme

Le traitement : éteindre l’inflammation

Fiche 2 sur 4 : tout le traitement moderne de l’asthme découle d’une idée simple : soulager ne suffit pas, il faut éteindre le feu qui couve dans les bronches.

Deux familles de médicaments, deux rôles

Pourquoi la Ventoline seule n’est plus recommandée

Pendant des décennies, beaucoup d’asthmatiques ont vécu avec un seul inhalateur bleu, utilisé à la demande. Les recommandations internationales (GINA) ont tourné cette page. Traiter l’asthme de l’adulte et de l’adolescent avec un bronchodilatateur seul, sans corticoïde, n’est plus recommandé, même quand les crises sont rares.

La raison, c’est le mécanisme vu en fiche 1. Le bronchodilatateur masque la gêne, mais l’inflammation continue de couver et les bronches deviennent de plus en plus irritables. On se sent soulagé, on se croit tranquille… et on s’expose à des crises graves. Plus on utilise le bronchodilatateur seul, plus le risque monte. En avoir besoin plus de 2 fois par semaine signe un asthme mal contrôlé, et un flacon vidé en un mois est un net signal d’alarme, pas une habitude.

Ce que recommande GINA 2026, en pratique

La règle d’or des recommandations 2026 tient en une phrase : chaque fois que vos bronches reçoivent de quoi s’ouvrir, elles doivent aussi recevoir de quoi s’apaiser. Deux façons d’y parvenir :

Le choix entre les deux se fait avec votre médecin. Ce qui compte vraiment : ne restez jamais au bronchodilatateur seul.

Pour chacune de ces deux façons de faire, il existe un modèle de plan d’action à imprimer : votre médecin y note avec vous vos médicaments, vos doses, et ce qu’il faut faire quand l’asthme se réveille.

Le traitement s’ajuste ensuite par paliers : on monte tant que l’asthme n’est pas contrôlé, on peut redescendre prudemment quand il l’est durablement, toujours sur décision médicale. Dans les asthmes sévères qui résistent, des traitements spécialisés existent (biothérapies en injections, prescrites par le pneumologue) : l’important est de ne pas se résigner.

La cortisone en comprimés : l’exception, pas la routine

Les comprimés de cortisone sont utiles en cure courte lors d’une exacerbation (voir la fiche 3). En revanche, devoir y revenir souvent n’est pas banal : des cures répétées ont de vrais effets indésirables, et les recommandations 2026 demandent qu’elles déclenchent une réévaluation complète du traitement de fond. Si c’est votre cas, parlez-en : il existe presque toujours mieux à proposer.

Un traitement qui ne marche que s’il arrive dans les bronches

Ce qu’il faut retenir

Fiche suivante : la crise, et le plan d’action →

Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources