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Le diabète de type 2, c’est quoi ? Le sucre, l’insuline et les chiffres

Fiche 1 sur 4 — pour comprendre en quelques minutes ce qui se passe dans le corps, et pourquoi on peut être diabétique sans le sentir.

Le sucre et l’insuline, en deux mots

Le sucre est le carburant du corps : il circule dans le sang et nourrit les muscles, le cerveau, tous les organes. Pour entrer dans les cellules, il a besoin d’une clé : l’insuline, une hormone fabriquée par le pancréas.

Dans le diabète de type 2, cette clé fonctionne de moins en moins bien : les cellules résistent à l’insuline. Le pancréas compense en en fabriquant davantage, pendant des années, puis il s’épuise. Le sucre reste alors en excès dans le sang : c’est l’hyperglycémie. Prolongée, elle abîme lentement les vaisseaux et les nerfs.

Il ne faut pas le confondre avec le diabète de type 1, une maladie différente qui commence le plus souvent dans l’enfance, où le pancréas ne fabrique plus d’insuline du tout. Environ neuf diabètes sur dix sont de type 2.

Les chiffres en France

Environ quatre millions de personnes suivent un traitement pour un diabète en France — à peu près une personne sur dix-huit — et ce nombre augmente d’année en année. Beaucoup d’autres vivent avec un diabète ou un prédiabète sans le savoir, car la maladie ne fait pas mal.

Pourquoi on ne sent rien

Comme la tension, le sucre en excès ne se ressent pas. Le diabète de type 2 s’installe sur des années, en silence. Quand des signes apparaissent — soif intense, envie d’uriner très fréquente, fatigue, amaigrissement inexpliqué — c’est que la glycémie est déjà très élevée, souvent depuis longtemps.

Conséquence pratique : on ne peut pas se fier à ses sensations. Le seul moyen de savoir, c’est une prise de sang. C’est l’objet de la fiche suivante.

Ce qui augmente le risque

Certains facteurs ne se changent pas :

Et d’autres, sur lesquels on peut agir :

Comment se pose le diagnostic

Le diagnostic repose sur une prise de sang à jeun — huit heures sans manger. On parle de diabète quand la glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 gramme par litre, à deux reprises, à environ un mois d’intervalle.

Entre 1,10 et 1,25 gramme par litre, on parle de prédiabète : ce n’est pas encore un diabète, et à ce stade, on peut encore revenir en arrière.

La bonne nouvelle : à chaque étape, il y a quelque chose à faire. Le prédiabète peut régresser, et un diabète bien suivi laisse vivre presque normalement. Les fiches suivantes expliquent comment.

Ce qu’il faut retenir

Fiche suivante : prévenir le diabète, et le dépister à temps →

Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler.

Sources