Prévenir le diabète de type 2, et le dépister à temps
Fiche 2 sur 4 — le diabète de type 2 n’est pas une fatalité : avant qu’il s’installe, il y a une vraie fenêtre pour agir.
Le prédiabète : la fenêtre d’action
Avant le diabète, il y a souvent des années de prédiabète : une glycémie à jeun entre 1,10 et 1,25 gramme par litre. Rien ne se sent, mais le corps commence à résister à l’insuline.
À ce stade, c’est réversible. En bougeant davantage, en rééquilibrant l’assiette et en perdant quelques kilos si besoin, la glycémie peut redevenir normale. C’est le meilleur moment pour agir — avec un simple contrôle de la prise de sang chaque année.
Ce qui protège vraiment
Bouger, même modestement
Les muscles qui travaillent consomment du sucre : l’activité physique est le traitement le plus direct de la résistance à l’insuline. L’objectif de référence est trente minutes d’activité qui essouffle un peu, cinq jours par semaine — marche rapide, vélo, jardinage soutenu, natation. Et surtout, couper les longues heures assises : se lever, marcher quelques minutes, prendre l’escalier.
Rééquilibrer l’assiette, sans se punir
- Les boissons sucrées d’abord : sodas, jus, thés glacés sont du sucre liquide. Les remplacer par de l’eau est le geste le plus rentable.
- Des repas réguliers, en quantité raisonnable, plutôt que du grignotage.
- Plus de légumes, de légumes secs et de fruits entiers, plus de féculents complets ; moins de produits très sucrés ou très transformés.
- L’alcool compte aussi : il apporte beaucoup de sucre et de calories.
Le poids : quelques kilos suffisent souvent
Inutile de viser un poids « idéal » : chez une personne en surpoids, perdre quelques kilos, surtout du ventre, améliore déjà nettement la glycémie. Mieux vaut une petite perte durable qu’un régime sévère abandonné au bout d’un mois.
Et le tabac
Fumer augmente le risque de diabète et multiplie ses complications sur le cœur et les artères. L’arrêt du tabac fait partie de la prévention — parlez-en, il existe des aides efficaces et remboursées.
Qui devrait se faire dépister ?
Le dépistage est une simple prise de sang à jeun. Il est recommandé à partir de quarante-cinq ans quand il existe au moins un facteur de risque :
- un parent proche diabétique ;
- un surpoids, surtout au niveau du ventre ;
- une tension élevée ou un excès de cholestérol ;
- un antécédent de diabète pendant une grossesse, ou un bébé de plus de quatre kilos ;
- une glycémie déjà trouvée limite par le passé.
Si le résultat est normal, on recontrôle en général tous les un à trois ans selon la situation ; tous les ans en cas de prédiabète. Pendant la grossesse, un dépistage spécifique du diabète gestationnel est proposé quand il existe des facteurs de risque.
Le bon réflexe : vous avez plus de quarante-cinq ans et l’un des facteurs ci-dessus, et aucune glycémie récente ? Demandez le dosage à la prochaine prise de sang — il n’a rien de plus compliqué qu’un dosage de cholestérol.
Ce qu’il faut retenir
- Avant le diabète, il y a le prédiabète — et à ce stade, on peut encore revenir en arrière.
- Ce qui protège : bouger trente minutes cinq jours par semaine, remplacer les boissons sucrées par de l’eau, perdre quelques kilos si besoin, ne pas fumer.
- Le dépistage est une simple prise de sang à jeun, recommandée après quarante-cinq ans en présence d’un facteur de risque.
- Prédiabète : contrôle chaque année, et c’est le moment d’agir.
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