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Le dépistage des IST : où, quand, comment

Fiche 3 sur 4 — la fiche pratique : les endroits où se faire dépister, souvent gratuitement, et ce qui se passe ensuite.

Pourquoi se faire dépister

Parce que la plupart des IST ne donnent aucun signe. Le dépistage est le seul moyen de savoir où l’on en est — pour se soigner tôt, avant les complications, et pour ne pas transmettre une infection sans le savoir. Ce n’est pas un aveu, ni une marque de méfiance : c’est un geste de santé ordinaire, comme une prise de sang pour le cholestérol.

Quand se faire dépister ?

Où se faire dépister ?

Au laboratoire, sans ordonnance : « Mon test IST »

Depuis 2024, vous pouvez entrer dans n’importe quel laboratoire d’analyses, sans ordonnance et sans rendez-vous, et demander un dépistage « Mon test IST ». Il couvre cinq infections : le VIH, l’hépatite B, la syphilis, le gonocoque et la chlamydia. Un court questionnaire permet d’adapter les prélèvements à votre situation.

Avant 26 ans, tout est gratuit, sans avance de frais, sur simple présentation de la carte Vitale. Après 26 ans, le test du VIH reste gratuit pour tout le monde ; les autres tests sont remboursés comme des examens courants, avec la part habituelle de la complémentaire santé.

Chez soi : le kit à domicile pour les 18 à 25 ans

Les jeunes de 18 à 25 ans peuvent commander sur mon-test-ist.ameli.fr un kit d’auto-prélèvement envoyé à la maison, gratuitement et sous emballage discret. On fait les prélèvements soi-même, on les renvoie, et le résultat arrive en ligne.

En CeGIDD : gratuit pour tout le monde, anonyme si on veut

Les CeGIDD — centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic — accueillent tout le monde, à tout âge, gratuitement, avec ou sans rendez-vous selon les centres. On peut y rester anonyme. On y trouve aussi des consultations, des préservatifs et des conseils, sans jugement.

En consultation

Votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme peuvent prescrire un dépistage adapté à votre situation — et c’est l’occasion d’en parler, y compris de la PrEP ou de la vaccination.

L’autotest VIH, en pharmacie

Pour le VIH uniquement, un autotest s’achète en pharmacie sans ordonnance. On le fait soi-même, chez soi, avec une goutte de sang au bout du doigt. En cas de résultat positif, un test en laboratoire confirme le diagnostic.

Comment ça se passe ?

C’est simple et rapide : le plus souvent une prise de sang, et selon les cas un prélèvement d’urine ou un auto-prélèvement intime que l’on fait soi-même, seul, avec un simple coton-tige — les instructions sont fournies. L’ensemble prend quelques minutes. Les résultats arrivent en général en quelques jours.

Le bon moment après une prise de risque

Après un risque important, n’attendez pas le dépistage

S’il y a eu un risque réel de contamination par le VIH — préservatif qui craque, rapport non protégé —, il existe un traitement d’urgence qui doit commencer au plus tard dans les 48 heures. Allez aux urgences ou dans un CeGIDD sans attendre. Le dépistage, lui, viendra ensuite.

Et si un test est positif ?

D’abord : pas de panique, et pas de honte. Les IST sont des infections, pas des fautes. La chlamydia, le gonocoque et la syphilis se soignent avec un traitement antibiotique simple. L’hépatite B et l’herpès se surveillent et se traitent. Le VIH se traite très efficacement : pris à temps, il permet une vie presque normale — et une personne bien traitée ne transmet plus le virus.

Le geste le plus utile ensuite : prévenir votre ou vos partenaires récents, pour qu’ils se fassent dépister et soigner aussi. Sinon, l’infection circule et peut revenir. Votre médecin ou le CeGIDD peuvent vous aider à le faire, y compris de façon anonyme.

Ce qu’il faut retenir

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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler.

Sources