Retour aux fiches sur le lactose

Savoir si c’est vraiment le lactose

Fiche 2 sur 4 : avant de supprimer quoi que ce soit, on vérifie. Deux semaines d’essai suffisent souvent à y voir clair.

Un essai de deux semaines

Si vous pensez mal digérer le lait, retirez pendant deux semaines les aliments qui apportent du lactose. Pas seulement le lait : le lactose se cache dans beaucoup de recettes.

Lisez les étiquettes : les mots « lait », « poudre de lait », « matière sèche du lait » ou « lactose » signalent du lactose. À l’inverse, les fromages à pâte dure comme le comté ou l’emmental n’en contiennent pas : ils peuvent rester au menu, et c’est autant de calcium de gardé.

Et après ces deux semaines ?

Chez l’enfant, ne faites pas l’essai seul : si vous pensez à une intolérance au lactose, consultez sans attendre avant de changer son alimentation.

Chez le médecin : le test respiratoire

Le médecin vous interroge sur vos troubles et sur leur lien avec ce que vous mangez. Pour confirmer, il peut prescrire un test respiratoire à l’hydrogène. À jeun, vous buvez une boisson contenant 20 à 25 grammes de lactose, puis vous soufflez dans un embout toutes les 30 minutes, pendant environ 4 heures.

Le principe est simple : si le lactose n’est pas digéré, les bactéries du gros intestin le font fermenter et fabriquent de l’hydrogène. Une partie passe dans le sang, puis dans l’air expiré, où le test la mesure. Le médecin vous demandera aussi de noter les troubles qui apparaissent dans les 8 heures suivantes : douleurs, gaz, ventre gonflé, diarrhée.

Des troubles qui se ressemblent

Le syndrome de l’intestin irritable donne des troubles très proches : ventre gonflé, douleurs, transit perturbé. Le lactose fait partie des sucres qui fermentent dans l’intestin, avec par exemple le fructose de certains fruits ou le sorbitol de certains édulcorants. Le réduire, sans le supprimer, fait d’ailleurs partie des conseils dans l’intestin irritable. D’où l’intérêt d’en parler au médecin, plutôt que d’enchaîner les régimes.

Des signes qui doivent faire consulter

Quelle que soit la piste du lactose, parlez-en à votre médecin :

Ce qu’il faut retenir

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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources