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Les repères : augmenter, aller vers, réduire

Fiche 2 sur 4 : les recommandations officielles françaises, classées en trois gestes simples.

Les recommandations de Santé publique France tiennent en trois listes : des aliments à augmenter, des habitudes vers lesquelles aller, des excès à réduire. Personne ne coche tout, et ce n’est pas le but : chaque pas dans le bon sens compte.

À augmenter

Vers quoi aller

À réduire

Les protéines : en manger assez, surtout en vieillissant

Les protéines entretiennent les muscles, donc la force, l’équilibre et l’autonomie. Les besoins dépendent du poids et de l’âge :

Pour se repérer : 100 g de viande ou de poisson apportent 20 à 25 g de protéines, 2 œufs environ 13 g, un yaourt 5 g, une belle assiette de lentilles 15 à 20 g. Et pour connaître la composition de n’importe quel aliment (protéines, fer, sel, sucres…), la table officielle Ciqual de l’Anses est en accès libre sur ciqual.anses.fr.

Le fer : la carence la plus fréquente

La carence en fer est la carence nutritionnelle la plus répandue au monde, et la France n’y échappe pas : environ une femme sur cinq en âge d’avoir des enfants a des réserves en fer basses, et 3 à 4 % ont une véritable anémie par manque de fer (chez les hommes, c’est exceptionnel). Les plus concernées : les femmes aux règles abondantes, les femmes enceintes, les adolescentes et les jeunes enfants, avec un risque plus marqué en situation de précarité. Les besoins le reflètent : 11 mg de fer par jour pour la plupart des adultes, 16 mg pour les femmes aux règles abondantes.

Comment l’éviter si vous êtes concernée ou concerné :

Par où commencer ? Choisissez un seul repère, le plus facile pour vous : remplacer les boissons sucrées par de l’eau, ajouter un légume au dîner, ou mettre des lentilles au menu du mardi. Tenez-le un mois, puis ajoutez le suivant. C’est ainsi que les habitudes durent.

Deux nuances utiles, soulignées par le Haut Conseil de la santé publique : des réserves un peu basses sans anémie ne rendent pas malade en soi (inutile de s’alarmer d’une ferritine limite isolée), et l’excès de fer n’est pas un objectif : des apports très élevés de fer animal sont suspectés de favoriser certaines maladies chroniques. Une raison de plus de rester dans les repères de viande, et de ne jamais se supplémenter sans avis.

Ce qu’il faut retenir

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Cette fiche est une information générale. Elle ne remplace pas l’avis de votre médecin, qui seul connaît votre situation. Ne modifiez jamais un traitement sans lui en parler. Si nécessaire, demandez conseil à votre pharmacien ou à votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15.

Sources