Moustiques et tiques : se protéger des piqûres
Les moustiques et d’autres insectes transmettent des maladies parfois graves, voire mortelles. Se protéger des piqûres est la base de la prévention. Cette protection a un nom : la protection personnelle antivectorielle.
Qui pique, et quand
- Les moustiques Anopheles piquent surtout la nuit, de la tombée de la nuit au lever du jour. Ils transmettent le paludisme.
- Les moustiques Aedes piquent plutôt le jour, surtout en début et en fin de journée. Ils transmettent la dengue, le chikungunya, le Zika ou la fièvre jaune.
- Les moustiques Culex piquent plutôt la nuit. Ils transmettent par exemple l’encéphalite japonaise ou le virus West Nile.
- Les tiques piquent surtout le jour, dans la végétation.
- Les punaises de lit piquent la nuit, à l’intérieur.
À retenir
Il faut se protéger le jour comme la nuit. Le jour contre les moustiques de la dengue. La nuit contre ceux du paludisme.
Ce qui est recommandé
- Un répulsif sur la peau qui n’est pas couverte.
- Des vêtements amples, légers, clairs et couvrants.
- La nuit, une moustiquaire. Elle doit être imprégnée d’insecticide dans les pays où il y a du paludisme.
- Des moustiquaires aux fenêtres et aux portes.
- La climatisation ou la ventilation, en complément.
Deux moyens peuvent servir d’appoint. Un diffuseur électrique d’insecticide, à l’intérieur, mais jamais dans la chambre d’une femme enceinte ou d’un petit enfant. Un spray pour vêtements ayant une autorisation pour cet usage (aujourd’hui à base d’IR3535).
Ce qu’il ne faut pas utiliser
Ces moyens n’ont pas prouvé leur efficacité, ou présentent un risque pour la santé :
- les bracelets anti-insectes ;
- les huiles essentielles, y compris à la citronnelle ;
- les appareils à ultrasons ;
- la vitamine B1 et l’homéopathie ;
- les rubans, papiers et autocollants gluants sans insecticide ;
- les « bombes » insecticides pulvérisées dans la maison ;
- les serpentins fumigènes ;
- l’imprégnation des vêtements par la perméthrine ou d’autres pyréthrinoïdes.
Paludisme : la protection ne suffit pas toujours
Dans les pays où le risque de paludisme est modéré ou élevé, un traitement préventif est souvent nécessaire en plus. Il ne remplace pas la protection contre les piqûres. La page de chaque pays indique ce qui est recommandé.
Aucune protection n’est totale. Une fièvre pendant le voyage ou dans les 3 mois après le retour d’un pays à paludisme impose une consultation en urgence. Signalez votre voyage au médecin.
Les fiches pratiques
- Choisir et appliquer un répulsifLes produits recommandés, les concentrations, les bons gestes.
- Moustiquaire et protection de la chambreMoustiquaire imprégnée, fenêtres, climatisation, diffuseurs.
- Les vêtementsQuels vêtements porter, et pourquoi la perméthrine n’est plus conseillée.
- Enfants, grossesse, allaitementLes précautions propres aux bébés, aux enfants et aux femmes enceintes.
- Les tiquesÉviter les piqûres, retirer une tique, surveiller.
- L’érythème migrant (maladie de Lyme)Reconnaître la plaque rouge qui s’étend après une piqûre de tique, et quand consulter.
Source
- HCSP, Recommandations sanitaires aux voyageurs 2026, chapitre 2 (messages clés, § 2.1.1, § 2.2.1, tableaux 6 et 7), p. 74-80.
- HCSP, Recommandations sanitaires aux voyageurs 2026, § 3 (prévention du paludisme) et § 3.2, p. 96.